L'eau revêt une importance particulière dans les oasis dispersées à travers les zones sahariennes et subsahariennes, car ces régions ne reçoivent pas suffisamment de précipitations, obligeant les habitants à rationaliser l'utilisation des ressources disponibles. Des générations successives ont créé les ""khettaras"" (canaux souterrains) pour acheminer l'eau vers les oasis, creusé des puits, construit des réservoirs, des barrages, des bassins et un réseau dense de canaux d'irrigation pour maîtriser cette ressource précieuse et la distribuer aux champs de manière précise, garantissant ainsi une irrigation appropriée des cultures sans gaspillage. En plus de ces infrastructures hydrauliques, les habitants ont établi, depuis des temps ancestraux, des techniques uniques de partage des eaux entre agriculteurs, selon des règles acceptées par tous, permettant d'éviter les conflits qui surgissent habituellement autour de la distribution des ressources rares.
De nombreuses mesures et procédures permettent une gestion équitable de la distribution de l'eau en utilisant des outils spécifiques, dont les plus importants sont :
Le ""Tanast"" : un récipient en cuivre
L'""Asqoul"" : un instrument de mesure
Le Tanast joue le rôle d'une horloge hydraulique.
C'est un petit récipient en cuivre percé d'un trou dans sa partie inférieure, placé dans un grand récipient rempli d'eau. L'eau s'infiltre par le trou jusqu'à ce que le Tanast se remplisse et coule vers le fond. Il est alors retiré, vidé et replacé à la surface de l'eau. Les droits des agriculteurs à l'eau des canaux d'irrigation et des sources sont calculés selon le temps nécessaire pour remplir le Tanast. Chaque agriculteur dispose d'un nombre défini de remplissages du récipient en cuivre. Une autre méthode, appelée ""Asqoul"" (qui signifie ""mesure"" en langue locale), repose sur la mesure de la quantité d'eau stockée dans les bassins qui recueillent les eaux des rivières et des sources. Après avoir déterminé précisément cette quantité à l'aide d'une tige faite de palme de dattier ou d'autre matériau, elle est divisée selon des proportions établies correspondant aux droits des bénéficiaires. centrale dans les représentations. La seconde, rurale, se distingue par l'utilisation.