Le tapis des Aït Ouaouzguit appartient à la catégorie des tapis ruraux par ses caractéristiques artistiques et techniques, mais a su s'imposer comme une école indépendante, acquérant une large renommée tant au niveau national qu'inteational.
La région des Aït Ouaouzguit est célèbre pour ses vastes pâturages qui, à travers l'histoire, ont permis de nourrir les troupeaux de moutons fouissant aux habitants d'importantes quantités de laine. Celle-ci est tondue par les hommes, puis les femmes procèdent au cardage et à la teinture avec des colorants naturels, avant de la transformer en fils et de la tisser selon des modèles locaux traditionnels. Ce tissage sert à la confection de vêtements, particulièrement les "Slahim" de type "Akhnif", ou à la création de tapis caractérisés par leurs motifs géométriques distinctifs - cercles, carrés et triangles - et leurs couleurs dominantes oscillant généralement entre le rouge et le jaune orangé.
Les tisseuses se sont organisées en de nombreuses coopératives réparties dans les différents villages autour du centre de Taznaght, facilitant ainsi l'accès aux matières premières d'une part, et la commercialisation rentable des produits d'autre part. Le tapis est devenu une source importante de revenus et un moyen efficace de dynamiser l'économie locale, tout en préservant les traditions ancestrales dans le domaine du tissage.